Peu de neige à Bruxelles , 3 ou 4 jours de froid … Cette prochaine semaine, elle est annoncée .
Je vous présente une photo prise de mon balcon le 25 janvier en 2019.



Le weekend, un thème , un tableau !
Le mot de Fardoise : « La lumière révèle les couleurs, et le peintre s’en empare pour donner vie à ses visions. Dans toute l’histoire de la peinture, les artistes ont cherché à apprivoiser la couleur, à vous de dire quels sont ceux qui y sont le mieux parvenus à votre avis. »
Son thème : « Les peintres et la couleur.
Je vous présente une(autre) œuvre de Tobben – La femme aux fleurs (1913)
(On y retrouve les couleurs primaires). Mais aussi tant de douceur, de partage et d’amour.

Tobben , (j’ai déjà mis ce texte en 2022)
de son vrai nom Félix Elie Bonnet (1880-1938) ce Bordelais oublié de l’histoire de l’art a été heureusement remis à l’honneur dans la galerie des Beaux-Arts de Bordeaux en 2012.
Réputé pour son humilité et son goût pour la « vie simple », l’artiste a gagné ses galons d’avant-gardiste après s’être établi à Paris, en 1907. Il a côtoyé Marcel Duchamp, Fernand Léger, Francis Picabia, et poussé le cubisme jusqu’à l’abstraction. Avant de revenir à davantage de figuration après la Première guerre mondiale, lors de laquelle il fut blessé.
Bien à vous toutes et tous, en espérant être moins en retard qu’aujourd’hui.

Je vous propose une œuvre de Georg Muche, c’est un peintre, graveur et architecte allemand . Il est né le 8 mai 1895 à Querfurt et mort le 26 mars 1987 à Lindau

Si cette expo passe chez vous, Je vous conseille vivement d’aller la voir.
Je fais un clin d’œil à Lilou en mettant ,également, une œuvre de Vassily Kandinsky présente au musée de Bruxelles – intitulée « Dureté nette »

Désolée pour le retard! A la semaine prochaine et mes meilleurs voeux à vous toutes et tous

En mémoire de Lady Marianne …Déjà 4 ans, le 23 novembre, qu’elle nous a quittés ..Elle a fait de ce challenge ce qu’il est aujourd’hui, nous le poursuivrons sous l’intitulé : « le week end , un thème, un tableau ». Pour décembre Lilou nous propose pour la première quinzaine : lecture .
Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de difficultés à choisir dans la vingtaine de photos prises , sur le sujet, dans les différents musées visités.
C’est parmi les « peintres femmes », ( trop peu représentées à cette période là) que j’ai choisi le tableau intitulé « Lecture d’une lettre » de Marguerite Gérard qui est née à Grasse en 1761 et meurt à Paris en 1837.

Elle est la fille de Claude Gérard, parfumeur grassois, et de sa femme Marie Gilette. Elle est la cadette d’une fratrie de sept enfants.
En 1775, Elle entre en apprentissage chez sa sœur Marie-Anne Gérard et son beau-frère Fragonard, installés au Louvre à Paris. Elle apprend la peinture et participe à l’exécution d’œuvres signées par Jean Honoré Fragonard (une pratique commune au 18e siècle). Tous deux peignent à la manière des peintres hollandais, jeux d’ombre et de lumières, soieries, lustres.
Marguerite Gérard finit par s’accomplir seule. Elle excelle dans le traitement des reflets sur les surfaces, la caractérisation des chairs et dans la composition de scènes de la vie quotidienne. Elle se fait connaître par une série de portraits de société dont les modèles appartiennent au cercle que Fragonard recevait dans leur atelier-logement du Louvre
Marguerite Gérard adopte des stratégies différentes de celles des autres femmes de sa génération, notamment en confiant ses œuvres à deux des marchands d’art les plus expérimentés des années 1780, Jean Dubois et Goury de Champgrand.
Parmi toutes les artistes de sa génération, c’est l’une de celles qui a le mieux réussi.
(voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_G%C3%A9rard )

le tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise.
Je vous présente un tableau d’un peintre belge : JEAN BRUSSELMANS (Bruxelles 1884-Dilbeek 1953)

Peintre de portraits, de paysages, de natures mortes et de marines.
Dessinateur, graveur et décorateur.
Etudie très tôt la gravure mais choisit de se lancer dans la peinture.
A l’Académie, il préfère suivre son programme personnel et étudier la nature. Il s’inspire de peintres aussi divers que P. Bruegel, J. Jordaens, G. Courbet et E. Manet.
Formation à la « Société Belge de Lithographie » (1898) et à l’Académie de Bruxelles chez Jean Delville et Isidore Verheyden (1897-1906). Il loue un atelier en 1907 avec Rik Wouters où il rencontrera Auguste Oleffe, Henri Ramah et Edgard Tytgat, ceux que l’on nommera plus tard les « fauves brabançons ». De 1906 à 1914, il peint des paysages de la région de Linkebeek. Epouse Maria Frisch en 1911, son unique modèle féminin.
En 1914, il participe au dernier Salon de « La Libre Esthétique », avec notamment Rik Wouters et G. Van De Woestyne.
Habite Auderghem de 1914 à 1918 et se lie d’amitié avec Oleffe.
A l’origine, il peint des paysages réalistes dans une touche impressionniste.
Pendant la Première Guerre Mondiale, ses liens d’amitié se resserrent avec Ferdinand Schirren, Auguste Oleffe et Rik Wouters. Tous les quatre seront très influencés par Cézanne : la couleur devient l’élément primordial ainsi que les thèmes intimistes, plus fréquents. Bien qu’il utilise de larges touches rectangulaires, la construction du tableau est prépondérante.
Il subira ensuite l’influence de Van Gogh et des expressionnistes de Laethem mais tout en assimilant ces influences dans un style personnel. Par sa vision objective de la nature, il se rattache autant au réalisme qu’au style subjectif de l’expressionnisme de Laethem.
La peinture de Brusselmans transcende la réalité : sa vision, épurée, arrache ses figures, les plus déshéritées, à la banalité quotidienne et les met en lumière. Sa palette est sobre, des noirs, des blancs d’argent, des terres de Sienne, des bleus contrastent avec des jaunes clairs. Sa touche est rectangulaire, droite ou inclinée… la matière est épaisse, dense.
Brusselmans a travaillé dans la solitude, la sobriété : il parle un langage intensément humain, celui de la détresse, de l’humble et du déshérité.
Avec ses compositions rigoureusement construites et aux couleurs vives puis plus sobres, il occupe une place à part au sein des expressionnistes flamands.