« Si on en croit le calendrier révolutionnaire qui suivait scrupuleusement les saisons, nous entrons dans Floréal, le joli mois fleuri »
C’est le thème, que Lilou nous propose , pour les 2 derniers samedis d’avril .
C’est au Musée Royal des Beaux-Arts de Bruxelles que j’ai photographié le tableau du peintre SNIJERS PEETER – Anvers 1681-1752.
Son titre : LE MOIS D’AVRIL
Peintre de paysages, de natures mortes, de fleurs et de fruits, également peintre de portraits et graveur.
Il est l’ apprenti d’A.van Bredael en 1694 et est reçu franc-maître à la gilde de Saint-Luc à Anvers en 1707.
Il séjourne à Londres où il peint des portraits. Il se marie cette même année.
En 1741, il devient le directeur de l’académie.
Il a aussi été un collectionneur de peintures flamandes et hollandaises qui furent vendues après son décès.
Son œuvre, assez considérable, révèle les multiples aspects de son talent. Il met une facture soignée, de pure tradition flamande, au service de compositions variées de natures mortes aux fleurs et fruits. Il peupla ses paysages de paysans, d’ermites, de pèlerins, de mendiants.
Je vous souhaite une agréable semaine et à tout bientôt ! (j’espère)
« Éphémère » : Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.
« Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. «
Je vous présente un tableau, photographié au MAS à Anvers en 2018 !.
Deux garçons faisant des bulles de savon – huile sur toile 90,5 x 121,3cm –
Garçons faisant des bulles de savon a été peint par Michaelina , la grande dame du baroque née en 1604, elle est seule fille d’une famille de 9 enfants. Elle a grandi à Mons. A partir de 1645, Michaelina entame sa carrière à Bruxelles. Elle y vit avec son frère Charles, lui aussi peintre de son état.
Ces deux garçons n’ont d’yeux que pour les bulles de savon.
Bien que l’œuvre semble, à première vue, présenter une scène innocente, les accessoires sur la table dissimulent pourtant un message sous-jacent. La bougie fumante, le sablier et le vieux livre symbolisent l’idée de vanité : tout est limité et disparaît. Les bulles de savon que font ces jeunes garçons renforce cette idée de fugacité : elles ne flottent que quelques secondes dans l’air avant d’éclater.
« On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.
Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.
À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace. »
Ma participation sera la présentation d’un tableau photographié au Musée des Beaux-Arts de Cassel (France). attribué à :
JACQUES D’ARTHOIS – bXL,1611-1686 –
Paysage d’hiver – huile sur bois
Malgré le froid et la neige, l’important n’est-il pas de sillonner, de lâcher-prise ( en compagnie de préférence) dans cette pureté qu’offre la nature en hiver …
Je suis très consciente que ma vision est utopique ! Que pour bien des humains, sans toit pour loger leurs enfants, cette soi-disant féérie n’est qu’angoisse et détresse ! Les morsures des vents et du froid ne seront que blessures profondes … « Quand les hommes vivront d’amour … Il n’y aura plus de misère – Vaste programme !
J’ai été absente, cette semaine, j’aurai donc, le grand plaisir de découvrir vos participations de ce jour et du 7 janvier dernier !
« On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.
Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.
À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace. »
Ma participation sera la présentation d’un tableau photographié au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles du peintre Denijs Van Alsloot .
Denijs Van Alsloot (vers 1570-1625/26) Paysage d’hiver avec vue sur du château de Tervuren
Il est né à Malines vers 1570 et mort à Bruxelles vers 1626, c’est un peintre, dessinateur et créateur de tapisseries. flamand connu pour ses sujets mythologiques et de genre, compositions religieuses, scènes de chasse et paysages. Il a été peintre de cour et a travaillé pour l’élite locale à Bruxelles. Van Alsloot était également un spécialiste de la représentation de processions civiles, de fêtes locales et de cérémonies https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_van_Alsloot –
Je vous souhaite un bon weekend et vous dis à tout bientôt !
Pour les 2 derniers samedis du mois d’août, le thème, choisi par Lilou sera :
La lune des fruits brûlés
Il s’agit tout simplement de cette période où l’on récolte les derniers fruits (et fleurs) de notre saison d’été.
Je vous présente, en premier lieu, un tableau(photographié au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles) peint par un peintre belge :
RIK WOUTERS (Maline (Belgique 21 août 1982-Amsterdam 11 juillet 1916)
(biographie déjà présentée en mars 204)
Rik Wouters – Humeur sombre (la coupe aux pommes) – 1915
Il a laissé une œuvre éclatante et colorée, loin des drames qui ont marqué son existence jusqu’à sa disparition prématurée en 1916, à l’âge de 33 ans. Il a dominé tant la peinture, la sculpture que le dessin : son parcours extraordinaire l’érige aujourd’hui en Maître incontestable de l’Art moderne en Belgique. L’art de Rik Wouters, c’est avant tout une abondance de couleurs et des sujets authentiques simples, touchants. Par son langage visuel, la construction de ses sujets est la richesse lumineuse de sa palette, il a développé un style d’avant-garde, tout en ayant été associé à Ensor et Cézanne.
Je ne peux résister à vous présenter 2 œuvres d’Henri Fantin-Latour , photographiées au musée L’Ermitage de Saint-Pétersbourg, il y a quelques années.
Henri Fantin-Latour – Nature morte, fleurs, compotier et carafe
Henri Fantin-Latour (1836-1904) - Citron, pêche, pomme et tulipes 1875 -
HENRI FANTIN –LATOUR (Grenoble, Isère 1836 – Buré, Orne 1904)
Parallèlement à son activité de portraitiste, Fantin-Latour réalise une grande quantité de natures mortes. Dans les années 1860, celles-ci jouent même un rôle capital dans sa carrière. C’est en effet en Angleterre, où il séjourne régulièrement, que Fantin-Latour trouve de nombreux amateurs pour ses compositions de fleurs et de fruits. Achats et commandes se succèdent alors, assurant au peintre une réussite commerciale à laquelle le reste de son œuvre ne lui a pas permis, jusque-là, de prétendre. Pleines de poésie, un peu désuètes, les natures mortes de Fantin-Latour peuvent étonner à l’époque des impressionnistes avec lesquelles l’artiste entretient d’ailleurs de véritables liens de sympathie. Cependant, le choix d’un tel sujet n’est pas aussi innocent qu’il n’y paraît. Dans la hiérarchie des genres édictée par l’Académie des Beaux-arts au XVIIe siècle, la nature morte de fruits ou de fleurs est reléguée au bas de l’échelle. En se libérant de tout prétexte littéraire, religieux ou historique (censé conférer valeur et noblesse à l’œuvre), Fantin-Latour prend le contre-pied des principes académiques. Cette toile, qui ne raconte rien, semble destinée au seul plaisir des yeux, incarnant, à ce titre, l’une des principales finalités de l’art moderne. Pour autant, il ne s’agit pas d’une rupture radicale avec la tradition. Tout comme dans le portrait, Fantin-Latour montre, dans la nature morte, son attachement au passé. Le peintre revendique ici ouvertement l’héritage de Chardin, maître de l’école française du XVIIIe siècle.
Selon un procédé classique, la disposition en triangle du bouquet, de l’assiette de fruits construit l’espace. A ces éléments, s’ajoute le couteau posé en biais au bord de la table, accessoire traditionnel qui permet de creuser la perspective. La lumière claire et subtile met en relief les volumes et les couleurs vives des fleurs et des fruits.. Ce tableau est un bon exemple du monde méditatif et intime cher à Fantin-Latour où la quiétude s’harmonise savamment avec la vivacité des tons et des couleurs.
Une bonne semaine à vous qui passez ! A tout bientôt et merci de m’a lue jusqu’ici