le thème d’ avril, proposé par Lilou, est :
« Éphémère » : Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.
« Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. «
Je vous présente un tableau, photographié au Musée du monastère Royal de Brou à Bourg en Bresse, du peintre Gaspard Gresley.

Bulles de savon,2e quart XVIIIe
On voit, ici la postérité du célèbre tableau de Chardin, peint vers 1733, montrant des enfants faisant des bulles de savon. Mais au-delà du jeu apparent la bulle de savon évoque la fragilité de la vie terrestre

Bulles de savon,2e quart XVIIIe (détail)
Un peu de biographie concernant ce peintre (récolté , ici et là, sur le net).
Gaspard Gresly, d’abord peintre de la Verrerie des Roussottes à Montlebon près de Morteau (Doubs), où la famille Gresly, de L’Isle-sur-le-Doubs s’installa pendant quelques années, il fit sur des gobelets et des carafes son apprentissage d’artiste.
De nombreuses toiles de Gaspard Gresly dépeignent des scènes de vie quotidienne. L’une de ses spécialités est la représentation des petits commerces de la rue, souvent idéalisés pour être plaisant à l’œil.
Les mêmes personnages sont récurrents dans son œuvre. Il accorde une certaine attention aux scènes d’enfance, qui transparaît notamment dans Les Bulles de savon ou dans Les Mangeurs de gaudes.
Le peintre apprécie tout particulièrement les effets lumineux et se plait à peindre des scènes nocturnes dans lesquelles les personnages s’éclairent à l’aide d’une bougie ou d’une lanterne de papier, ce qui lui permet de déployer de virtuose effets de contre-jour.
Il épousa, en 1751, une fille de Pierre Antoine Fraichot (1690-1763), peintre bisontin originaire de Morteau, et de Claude Thérèse Dufeu. Il acquit assez vite une clientèle fidèle tant en Franche-Comté qu’à Paris. Il mourut à Besançon (Doubs) le 17 février 1756 à Besançon (Doubs), à l’âge de 44 ans, dans un état proche misère. La plupart des tableaux parvenus jusqu’à nous sont conservés au musée des Beaux-arts de Besançon puis au musée de Brou à Bourg-en-Bresse.
Cet artiste peintre a donné son nom à une rue de L’Isle-sur-le-Doubs.
Merci à vous qui passez
(désolée pour mes silences … Tant de « difficultés à gérer » … Je participe dès que je peux, je vous suis en silence … )
Bien à vous et à tout bientôt ! ….J’espère !









