TABLEAU DU SAMEDI – 119e participation

le thème d’ avril, proposé par Lilou, est :

« Éphémère » : Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.

« Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. « 

Je vous présente un tableau, photographié au MAS à Anvers en 2018 !.

Deux garçons faisant des bulles de savon – huile sur toile 90,5 x 121,3cm –

Garçons faisant des bulles de savon a été peint par Michaelina , la grande dame du baroque née en 1604, elle est seule fille d’une famille de 9 enfants.  Elle a grandi à Mons. A partir de 1645, Michaelina entame sa carrière à Bruxelles. Elle y vit avec son frère Charles, lui aussi peintre de son état.

Ces deux garçons n’ont d’yeux que pour les bulles de savon.

Bien que l’œuvre semble, à première vue, présenter une scène innocente, les accessoires sur la table dissimulent pourtant un message sous-jacent. La bougie fumante, le sablier et le vieux livre symbolisent l’idée de vanité : tout est limité et disparaît. Les bulles de savon que font ces jeunes garçons renforce cette idée de fugacité : elles ne flottent que quelques secondes dans l’air avant d’éclater.

Merci à vous qui passez

Bien à vous et à tout bientôt ! ….J’espère !

TABLEAU DU SAMEDI – 118e participation

le thème d’ avril, proposé par Lilou, est :

« Éphémère » : Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.

« Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. « 

Je vous présente un tableau, photographié au Musée du monastère Royal de Brou à Bourg en Bresse, du peintre Gaspard Gresley.

Bulles de savon,2e quart XVIIIe

On voit, ici la postérité du célèbre tableau de Chardin, peint vers 1733, montrant des enfants faisant des bulles de savon. Mais au-delà du jeu apparent la bulle de savon évoque la fragilité de la vie terrestre

Bulles de savon,2e quart XVIIIe (détail)

Un peu de biographie concernant ce peintre (récolté , ici et là, sur le net).

Gaspard Gresly, d’abord peintre de la Verrerie des Roussottes à Montlebon près de Morteau (Doubs), où la famille Gresly, de L’Isle-sur-le-Doubs s’installa pendant quelques années, il fit sur des gobelets et des carafes son apprentissage d’artiste.

De nombreuses toiles de Gaspard Gresly dépeignent des scènes de vie quotidienne. L’une de ses spécialités est la représentation des petits commerces de la rue, souvent idéalisés pour être plaisant à l’œil.  

Les mêmes personnages sont récurrents dans son œuvre. Il accorde une certaine attention aux scènes d’enfance, qui transparaît notamment dans Les Bulles de savon ou dans Les Mangeurs de gaudes.

Le peintre apprécie tout particulièrement les effets lumineux et se plait à peindre des scènes nocturnes dans lesquelles les personnages s’éclairent à l’aide d’une bougie ou d’une lanterne de papier, ce qui lui permet de déployer de virtuose effets de contre-jour.

Il épousa, en 1751, une fille de Pierre Antoine Fraichot (1690-1763), peintre bisontin originaire de Morteau, et de Claude Thérèse Dufeu. Il acquit assez vite une clientèle fidèle tant en Franche-Comté qu’à Paris. Il mourut à Besançon (Doubs) le 17 février 1756 à Besançon (Doubs), à l’âge de 44 ans, dans un état proche misère. La plupart des tableaux parvenus jusqu’à nous sont conservés au musée des Beaux-arts de Besançon puis au musée de Brou à Bourg-en-Bresse.
Cet artiste peintre a donné son nom à une rue de L’Isle-sur-le-Doubs.

Merci à vous qui passez

(désolée pour mes silences … Tant de « difficultés à gérer » … Je participe dès que je peux, je vous suis en silence … )

Bien à vous et à tout bientôt ! ….J’espère !

TABLEAU DU SAMEDI – 117e participation

Thème tableau du samedi -21 et 28 février 2026.

Lilou nous propos :

Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge

Ma participation sera la présentation d’un tableau photographié à Vienne d’ Alexej von Jawlensky (1864-1941)

 Jeune fille au chapeau fleuri

Peintre russe, Alexej von Jawlensky est compagnon de route de Kandinsky durant la première décennie du XXe siècle à Munich, il offre l’exemple d’un artiste qui participe à la modernité en faisant l’expérience des frontières entre expressionisme et fauvisme, entre figuration et abstraction.

L’essentiel de sa carrière artistique se déroule en Allemagne. À son arrivée à Munich (1896) il assimile avec une rapidité étonnante toutes les leçons de l’avant-garde (la peinture impressionniste, Van Gogh, Cézanne). Rapidement, toutefois, il arrive à une synthèse personnelle entre fauvisme et expressionnisme, qui révèle son talent exceptionnel de coloriste. En 1909, Jawlensky est le fondateur, avec son ami Kandinsky, d’un groupe artistique déterminant pour l’histoire de la modernité La Nouvelle association. Si, à ses débuts, l’artiste se limite aux natures mortes et aux paysages, il va rapidement privilégier le sujet qui hantera tout son œuvre – le visage.

 Dans sa première période – Têtes d’avant-guerre – les visages sont relativement individualisés et ont déjà une puissance chromatique impressionnante.
En 1914, la guerre contraint Jawlensky à se réfugier en Suisse. Il commence alors à faire appel à une technique qu’il appliquera désormais exclusivement : la série. La première, Variations, s’inspire d’un paysage vu à travers la fenêtre. Le Chemin (1914) emprunte à l’abstraction ses couleurs arbitraires, son refus d’un espace illusionniste tout en gardant encore les traces du sujet initial.

À partir de 1917, pendant vingt ans, Jawlensky traitera presque exclusivement le visage. Le visage ou plutôt la Face, car avec les Têtes mystiques et Faces du Sauveur 1917/1923, Têtes géométriques 1924/1933 et les Méditations, 1933/1937, la figure s’éloigne progressivement de toute ressemblance “naturelle” pour aboutir à une forme stylisée, proche de l’icône.
L’omniprésence de ce sujet, familier et mystérieux à la fois, s’explique par la volonté de donner à la peinture une dimension religieuse. « Après avoir peint ces variations pendant quelques années, j’éprouvais le besoin de trouver une forme pour le visage, car j’avais compris que la grande peinture n’était possible qu’en ayant un sentiment religieux », affirme Jawlensky.
Successivement, le visage s’agrandit jusqu’à occuper la quasi-totalité de la surface du tableau. Le processus de géométrisation est mené à son terme et le choix limité des couleurs accentue le jeu combinatoire des formes. Par contre, avec la dernière série, Méditations, le peintre, souffrant d’arthrite, parfois obligé d’attacher le pinceau à ses poignets, adapte un traitement gestuel qui brouille des traits. De taille réduite, ces dernières œuvres où le visage se transforme progressivement à l’intersection de la ligne des sourcils et de celle du nez en forme de croix, dégagent une expressivité bouleversante. La singularité de Jawlensky dans l’art du XXe siècle consiste en l’invention d’une forme étonnante, celle du visage abstrait. (https://www.roubaix-lapiscine.com/expositions/passees/alexej-von-jawlensky-musee-la-piscine/)

PHOTO DU MOIS – 110 ième participation

Le thème de févier 2026, choisi par blogoth67 , est : bouchon(s)

Je vous présente une photo faite à Lecce (Italie).

Des dames Jeanne loin d’être remplies …

Je vous souhaite tout le meilleur pour le restant de février … A tout bientôt, j’espère ! En attendant, il neige dans Le Nord de la Belgique