TABLEAU DU SAMEDI – 38e – tableau – les peintres et la couleur (2e)

3lN-3Rfg1lTC3IgmeKQZNMRN7AU

Le weekend, un thème , un tableau !

Le mot de Fardoise : « La lumière révèle les couleurs, et le peintre s’en empare pour donner vie à ses visions.  Dans toute l’histoire de la peinture, les artistes ont cherché à apprivoiser la couleur, à vous de dire quels sont ceux qui y sont le mieux parvenus à votre avis. »
Son thème : « Les peintres et la couleur. 

Je vous présente une(autre) œuvre de Tobben  – La femme aux fleurs (1913)

(On y retrouve les couleurs primaires).   Mais aussi tant de douceur, de partage et d’amour.

La femme aux fleurs - vers 1913 - huile sur panneau
La femme aux fleurs – vers 1913 – huile sur panneau photo faite à la galerie des Beaux arts de Bordeaux

Tobben , (j’ai déjà mis ce texte en 2022)

de son vrai nom Félix Elie Bonnet (1880-1938) ce Bordelais oublié de l’histoire de l’art a été heureusement remis à l’honneur dans la galerie des Beaux-Arts de Bordeaux en 2012.

Réputé pour son humilité et son goût pour la « vie simple », l’artiste a gagné ses galons d’avant-gardiste après s’être établi à Paris, en 1907.  Il a côtoyé Marcel Duchamp, Fernand Léger, Francis Picabia, et poussé le cubisme jusqu’à l’abstraction.  Avant de revenir à davantage de figuration après la Première guerre mondiale, lors de laquelle il fut blessé.

Bien à vous toutes et tous, en espérant être moins en retard qu’aujourd’hui.

TABLEAU DU SAMEDI – 37e – tableau – les peintres et couleurs

3lN-3Rfg1lTC3IgmeKQZNMRN7AU

Je vous propose une œuvre  de Georg Muche, c’est un peintre, graveur et architecte allemand . Il est  né le 8 mai 1895 à Querfurt et mort le 26 mars 1987 à Lindau

Georg Muche - Composition - 1918
Georg Muche – Composition – 1918 – Photo faite au Musée de Beaux-Arts de Bruxelles, lors d’une exposition  intitulée Expo-Berlin de 1912-1932

Si cette expo passe chez vous,  Je vous conseille vivement d’aller la voir.

Je fais un clin d’œil  à Lilou en mettant ,également,  une œuvre de Vassily Kandinsky  présente au musée de Bruxelles – intitulée « Dureté nette »

Wassily Kandinsky - Dureté nette  -  1926
Wassily Kandinsky – Dureté nette – 1926

Désolée pour le retard!  A la semaine prochaine  et mes meilleurs voeux à vous toutes et tous

Tableau du samedi – 36e – Thème : la lecture – (2e)

 

3lN-3Rfg1lTC3IgmeKQZNMRN7AU

 

En mémoire de Lady Marianne …Déjà 4 ans, le 23 novembre, qu’elle nous a quittés ..Elle a fait de ce challenge ce qu’il est aujourd’hui, nous le poursuivrons sous l’intitulé : « le week end , un thème, un tableau ». Pour décembre Lilou nous propose pour la première quinzaine : lecture .

 

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de difficultés à choisir dans la vingtaine de photos prises , sur le sujet, dans les différents musées visités.  

C’est parmi les « peintres femmes », ( trop peu représentées à cette période là) que j’ai choisi le tableau intitulé « Lecture d’une lettre » de  Marguerite Gérard qui est née à Grasse en 1761 et meurt à Paris en 1837.

Marguerite Gérard (1761-1837) La lecture d'une lettre
Marguerite Gérard (1761-1837) La lecture d’une lettre – Photo faite au Musée des Beaux-Arts de Cherbourg – 

 

Elle est la fille de Claude Gérard, parfumeur grassois, et de sa femme Marie Gilette. Elle est la cadette d’une fratrie de sept enfants.

En 1775, Elle entre en apprentissage chez sa sœur Marie-Anne Gérard et son beau-frère Fragonard, installés au Louvre à Paris.  Elle apprend la peinture et participe à l’exécution d’œuvres signées par Jean Honoré Fragonard (une pratique commune au 18e siècle). Tous deux peignent à la manière des peintres hollandais, jeux d’ombre et de lumières, soieries, lustres.  

 Marguerite Gérard finit par s’accomplir seule.  Elle excelle dans le traitement des reflets sur les surfaces, la caractérisation des chairs et dans la composition de scènes de la vie quotidienne. Elle se fait connaître par une série de portraits de société dont les modèles appartiennent au cercle que Fragonard recevait dans leur atelier-logement du Louvre

Marguerite Gérard adopte des stratégies différentes de celles des autres femmes de sa génération, notamment en confiant ses œuvres à deux des marchands d’art les plus expérimentés des années 1780, Jean Dubois et Goury de Champgrand.

Parmi toutes les artistes de sa génération, c’est l’une de celles qui a le mieux réussi.

(voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_G%C3%A9rard )

TABLEAU DU SAMEDI – 35e – Thème : la lecture

x1mmhnbbqiuwf8chskuedpyygzg

le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise.

Je vous présente un tableau d’un peintre belge : JEAN BRUSSELMANS (Bruxelles 1884-Dilbeek 1953)

 

Jean Brusselmans (Bruxelles 1884-Dilbeek 1953) Le grand intérieur 1939 Musée de Bruges (3) - Copie
Jean Brusselmans (Bruxelles 1884-Dilbeek 1953) Le grand intérieur 1939 – huile sur toile – Photo faite au musée de Groeninge de Bruges

 

Peintre de portraits, de paysages, de natures mortes et de marines.
Dessinateur, graveur et décorateur.
Etudie très tôt la gravure mais choisit de se lancer dans la peinture.
A l’Académie, il préfère suivre son programme personnel et étudier la nature. Il s’inspire de peintres aussi divers que P. Bruegel, J. Jordaens, G. Courbet et E. Manet.

Formation à la « Société Belge de Lithographie » (1898) et à l’Académie de Bruxelles chez Jean Delville et Isidore Verheyden (1897-1906). Il loue un atelier en 1907 avec Rik Wouters où il rencontrera Auguste Oleffe, Henri Ramah et Edgard Tytgat, ceux que l’on nommera plus tard les « fauves brabançons ». De 1906 à 1914, il peint des paysages de la région de Linkebeek. Epouse Maria Frisch en 1911, son unique modèle féminin.

En 1914, il participe au dernier Salon de « La Libre Esthétique », avec notamment Rik Wouters et G. Van De Woestyne.
Habite Auderghem de 1914 à 1918 et se lie d’amitié avec Oleffe.
A l’origine, il peint des paysages réalistes dans une touche impressionniste.
Pendant la Première Guerre Mondiale, ses liens d’amitié se resserrent avec Ferdinand Schirren, Auguste Oleffe et Rik Wouters. Tous les quatre seront très influencés par Cézanne : la couleur devient l’élément primordial ainsi que les thèmes intimistes, plus fréquents. Bien qu’il utilise de larges touches rectangulaires, la construction du tableau est prépondérante.

Il subira ensuite l’influence de Van Gogh et des expressionnistes de Laethem mais tout en assimilant ces influences dans un style personnel. Par sa vision objective de la nature, il se rattache autant au réalisme qu’au style subjectif de l’expressionnisme de Laethem.
La peinture de Brusselmans transcende la réalité : sa vision, épurée, arrache ses figures, les plus déshéritées, à la banalité quotidienne et les met en lumière. Sa palette est sobre, des noirs, des blancs d’argent, des terres de Sienne, des bleus contrastent avec des jaunes clairs. Sa touche est rectangulaire, droite ou inclinée… la matière est épaisse, dense.

Brusselmans a travaillé dans la solitude, la sobriété : il parle un langage intensément humain, celui de la détresse, de l’humble et du déshérité.
Avec ses compositions rigoureusement construites et aux couleurs vives puis plus sobres, il occupe une place à part au sein des expressionnistes flamands.

Tableau du samedi – 34e – thème : Soleil d’automne

x1mmhnbbqiuwf8chskuedpyygzgle  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise.

Samedi dernier, je vous présentais une œuvre où le soleil déployait ses premiers rayons  un jour d’automne.  

Ce jour, je vous présente   une peinture où les derniers rayons du soleil se couchent sur Gargilesse un soir d’automne   (photo faite au Musée des Beaux-Arts de Lille) 

 

Gustave Eugène Castan (1823-1892) Soirée d'octobre (7) - Copie

 

« Soirée d’automne à Gargilesse « (Creuse)

Elle est d’Eugène Gustave Castan – (1823 – 1892) – PEINTRE SUISSE

« Sous l’influence des peintres de Barbizon, Castan s’est spécialisé dans la peinture de paysages, notamment ceux de la Creuse. Il retranscrit avec sensibilité et sobriété l’ambiance mélancolique d’un soir d’automne. » (cartel 2014)

Ce paysage automnal est très typique du peintre genevois.
Ce dernier, qui a eu l’occasion de travailler avec Rodolphe Tœpffer puis avec Alexandre Calame, avait un sens inné de la beauté de la nature.
Il rencontra au milieu du 19è le célèbre Camille Corot, dont il s’inspira du goût de la lumière sur les paysages et les feuillages.
Gustave Castan se classe définitivement comme un peintre de la nature, par opposition aux écoles précédentes, notamment académiques, très attachées aux portraits.
Gustave Castan a vécu à Genève, puis en France, dans la Creuse.
Il est mort à Crozant en 1892.