Le week-end, un thème, un tableau -81e

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 Fardoise nous propose comme 1er thème de 2025 : la mer en commun

C’est un tableau de DUVEAU Louis (Saint-Malo 1818- Paris 1867) que j’ai photographié au Musée des Beaux-Arts de Rennes que je vous présente.

Son titre : Une messe en mer. 

Une messe en mer en 1793 Louis Duveau (1818-1867 (1)

La messe, une pratique interdite sous la Révolution

Voté par la Constituante en 1790, le décret de la Constitution civile du clergé suscite une vive opposition en Bretagne : la majorité des prêtres bretons refusent de prêter le serment de fidélité et deviennent des réfractaires. Cette décision de la Constituante incite aussi à la résistance les paysans et les pêcheurs bretons, pour la plupart fervents catholiques. Pendant cette période troublée, la mer devient le seul endroit, avec la forêt, où les prêtres réfractaires peuvent dire la messe.

Une messe en mer en 1793 Louis Duveau (1818-1867 (4)

Voir le lien : https://histoire-image.org/etudes/resistance-catholicisme-revolution

Je souhaite à tous et toutes mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! 

Bien à vous et à tout bientôt 

Le week-end, un thème, un tableau -80e

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Lilou soleil nous propose de  finir en beauté  l’année avec le thème 

Je vous propose un tableau photographié au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles

de Petrus van Schendel (Terheijden 1806-1870 Bruxelles)

PETRUS VAN SCHENDEL Terheyden 1806-Bruxelles 1870 - signé Un marché, le soir - Musée Bxl (2)-Modifier-2

Un marché le soir 

PETRUS VAN SCHENDEL Terheyden 1806-Bruxelles 1870 - signé Un marché, le soir - Musée Bxl (2)

Ce peintre, belgo-néerlandais,  a acquis une grande renommée avec ses paysages au clair de lune et ses marchés nocturnes dans lesquels les bougies et le feu ouvert fournissaient la source de lumière. Le genre répondait à la fascination du collectionneur romantique pour l’obscurité et les forces mystérieuses de la nature. Il peint également des paysages, des marines, des intérieurs de maisons, des portraits et des peintures d’histoire religieuse, presque tous avec des effets de lumière. Les scènes aux chandelles du peintre étaient si admirées qu’en France on l’appelait « Monsieur Chandelle ».

Son  talent de dessinateur fut reconnu très tôt et sa famille l’envoya à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, où il suivit des cours de 1822 à 1828. Après son retour de Belgique en 1828, il séjourne alternativement à Breda, sa ville natale, et à Amsterdam, où il s’installe définitivement en 1830.

Le peintre Petrus van Schendel est surtout connu pour ses scènes romantiques de soir et de nuit. Ce spécialiste des effets de lumière fit fureur dans toute l’Europe avec ses vues nocturnes éclairées à la lueur d’une lampe, lanterne, bougie ou au clair de lune. Ce sont surtout ses scènes de marché nocturnes qui lui valurent une grande réputation aux Pays-Bas comme à l’étranger.

(Désolée pour la grandeur des photos, plus moyens de les redimensionner sur le blog) ! 

Je vous souhaite tout le meilleur pour l’an 2025 !  

A tout bientôt ! 

Le week-end, un thème, un tableau -79e

 

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Lilou soleil nous propose de  finir en beauté  l’année avec le thème 

Voici une œuvre de Georges de La Tour (1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville),  peintre lorrain.

Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Son goût prononcé pour les jeux d’ombres et de lumières fait de lui l’un des continuateurs les plus originaux du Caravage

Reconnu de son vivant, il est rapidement oublié après sa mort. Redécouvert au début du XXe siècle, il inspire ensuite des écrivains aussi divers que René Char, André Malraux, Pascal Quignard et Charles Juliet.

Le Nouveau-né, vers 1648 –photographié au Musée des Beaux-Arts de Rennes.

 

Georges de LA TOUR (1593-1652) Le nouveau-né - Musée de Rennes

C’est sans doute l’œuvre la plus connue de Georges de La Tour, bien qu’elle ne soit pas signée. 

Cette scène est une nativité qui rassemble la Vierge Marie, l’Enfant Jésus et sainte Anne. Dans cette composition dépouillée à l’extrême, les formes sont stylisées par la lumière ; mais cette recherche de l’essentiel n’exclut pas quelques détails raffinés : la coiffe de la femme à la chandelle ou le corsage orné d’un galon de la jeune mère.  Ce mélange de rigueur et de réalisme atteint ici à la perfection. 

  Une nouvelle fois, le peintre évacue le symbolisme religieux pour se concentrer sur l’humanité des personnages, traités dans leur univers familier. Comme à son habitude, La Tour imagine un éclairage à la bougie dans un intérieur sombre, créant un clair-obscur saisissant qui met en valeur la carnation des personnages, en particulier la peau diaphane du nouveau-né.

(Extrait d’un texte repris dans « Grands peintres »).

Je vous souhaite un tout beau Solstice d’hiver et à tout bientôt !