Le samedi, un thème, un tableau – 91

Voici le thème que Fardoise  nous propose pour ce dernier samedi de  mars  : 

« Après quelques jours de beau temps, le froid revient, il est temps de ressortir le tricot, je vous propose donc de pister les tricoteurs et tricoteuses dans la peinture. »

Voici 2 tableaux photographiés au Musée des Beaux-Arts d’Anvers . 

J’ai choisi ces deux œuvres d’art, pour le réalisme social  dont elles font écho . 

Le premier  est du peintre belge  Eugeen van Mieghem  né à Anvers le 1er octobre 1875 et mort le 24 mars 1930 

C’est à l’école primaire que se révèlent les talents artistiques d’Eugeen van Mieghem. Aux alentours de 1892, il fait la découverte des œuvres de Vincent van Gogh, de Georges Seurat, de Constantin Meunier et de Henri de Toulouse-Lautrec, qui l’orienteront vers l’art réaliste. Ses modèles et thèmes d’inspiration seront désormais le petit peuple gravitant autour du port d’Anvers.

L’œuvre d’Eugeen Van Mieghem donne une image impressionnante, unique en son genre et virtuose, de la vie des gens vers 1900 dans un port mondial. Le port anversois, comme bien d’autres ports moins grands, a été la source d’inspiration de nombreux artistes et plasticiens. Van Mieghem, lui, plaçait l’homme de la rue et sa lutte constante pour une existence digne de ce nom au centre de sa démarche. Van Mieghem n’a pas échappé à son destin. Ses origines, son talent et son idéalisme l’ont poussé à choisir, en toute honnêteté et cohérence, d’être le peintre du peuple, son peuple, le petit peuple du port d’Anvers.  

 Fille du port en train de tricoter

En 1892, il suit les cours de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, mais en est renvoyé. Il fréquente alors des mouvements politiques culturels progressistes et rejoint un groupe anarchiste.

Van Mieghem connaît le succès au Salon de La Libre Esthétique de Bruxelles en 1901, où ses œuvres sont exposées à côté de celles de Claude Monet, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Auguste Renoir et Édouard Vuillard. Voir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugeen_van_Mieghem

Ce 2e tableau est de Jozef Israëls, né le 27 janvier 1824 à Groningue et mort à La Haye le 10 août 1911 (à 87 ans), c’est un peintre, lithographe et graveur réaliste néerlandais.

Ida, la fille du pêcheur au pas de la porte 1851

Membre de l’École de la Haye, il illustre une veine du réalisme social en se concentrant principalement sur les déshérités du ghetto d’Amsterdam.

Malgré sa formation, il n’a pas consacré sa carrière à peindre des scènes historiques. Alors qu’il se remettait d’une maladie dans le village de pêcheurs néerlandais de Zandvoort, il a été consterné par le sort tragique des pêcheurs et de leurs familles. Ses peintures sobres retraçant la vie du village de pêcheurs lui valent une renommée internationale. Les critiques ont comparé son travail au pinceau d’empâtement, ses couleurs chaudes et son utilisation du clair-obscur avec le travail de Rembrandt.

: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jozef_Isra%C3%ABls

16 réflexions sur « Le samedi, un thème, un tableau – 91 »

  1. Ce thème fait prendre conscience du quotidien de cette époque les personnes faisaient leurs vêtements et les bas ou chaussettes devenaient un travail de chaque jour !

    J aime tes découvertes

    Merci et bonne journée

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    1. Il n’est jamais trop tard ! … Si tu veux j’ai toute l’encyclopédie sur les mailles des milliers de différences … Et si tu veux, je peux aussi te donner tous les modes d’emplois de tricots d’art et de crochets … Des livres qui, certainement, seront mis à la poubelle lorsque je ne serai plus là … Allez je te remercie d’être une fidèle lectrice depuis près de 15 ans… (Comme le temps passe vite …) Bisous à toi et bon dimanche à vous deux.

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  2. bonnjour

    deux beaux tableaux différents

    ma préférence vat au premier

    cette fille devant le port trés appliquée à son tricot

    tableau trés réaliste

    belle découverte

    bonne fin de semaine

    kénavo

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  3. Ces deux tableaux, de style très différents, sont très beaux tous les deux. Le premier est très vigoureux, plus « moderne » que le second plus « classique » et plus doux, mais les deux me plaisent beaucoup, chacun dans leur style. Merci pour la découverte !

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  4. Bonjour,

    Ton choix est très impressionnant !

    Ces tableaux sont des portraits puissants et émouvants de la vie portuaire.

    Bravo pour ce choix ! C’est beau de voir comment tu as choisi une œuvre d’art qui met en lumière une autre facette du tricot.

    Bien amicalement, Marie Sylvie

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  5. De tous temps, le tricot a permis aux femmes de s’occuper, partout, en attendant les hommes en mer, ou pour trouver un peu de calme. Les deux tableaux, différents, sont tout autant intéressant, à la fois pour leur facture, et pour leur vision d’un environnement différent lui aussi. Comme Amande, j’aime bien les deux qui ont chacun leur style.

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