
Lilou soleil nous propose de finir en beauté l’année avec le thème
OMBRES ET LUMIERES
Voici une œuvre de Georges de La Tour (1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville), peintre lorrain.
Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Son goût prononcé pour les jeux d’ombres et de lumières fait de lui l’un des continuateurs les plus originaux du Caravage
Reconnu de son vivant, il est rapidement oublié après sa mort. Redécouvert au début du XXe siècle, il inspire ensuite des écrivains aussi divers que René Char, André Malraux, Pascal Quignard et Charles Juliet.
Le Nouveau-né, vers 1648 –photographié au Musée des Beaux-Arts de Rennes.

C’est sans doute l’œuvre la plus connue de Georges de La Tour, bien qu’elle ne soit pas signée.
Cette scène est une nativité qui rassemble la Vierge Marie, l’Enfant Jésus et sainte Anne. Dans cette composition dépouillée à l’extrême, les formes sont stylisées par la lumière ; mais cette recherche de l’essentiel n’exclut pas quelques détails raffinés : la coiffe de la femme à la chandelle ou le corsage orné d’un galon de la jeune mère. Ce mélange de rigueur et de réalisme atteint ici à la perfection.
Une nouvelle fois, le peintre évacue le symbolisme religieux pour se concentrer sur l’humanité des personnages, traités dans leur univers familier. Comme à son habitude, La Tour imagine un éclairage à la bougie dans un intérieur sombre, créant un clair-obscur saisissant qui met en valeur la carnation des personnages, en particulier la peau diaphane du nouveau-né.
(Extrait d’un texte repris dans « Grands peintres »).
Je vous souhaite un tout beau Solstice d’hiver et à tout bientôt !