Lilou Soleil nous suggère, pour les samedis du mois d’août, de nous envoler avec le thème :
Les oiseaux et les peintres
Je commencerai par vous présenter un tableau de Charles Lapicque que j’ai photographié au Musée des Beaux-Arts de Dijon
Charles Lapicque est un artiste peintre et graveur français de la Nouvelle École de Paris, né à Theizé le 6 octobre 1898, mort à Orsay le 15 juillet 1988.
Ses œuvres furent jugées importantes, entre 1939 et 1943, pour le développement de la peinture non figurative et dans les années 1950 pour les courants Pop art, figuration narrative, figuration libre.
Il est reconnu Juste parmi les nations, avec son épouse, pour avoir caché des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
C’est Fardoise qui nous suggère, pour tout les samedis du mois de juillet, ces thèmes :
Je vous présente un autoportrait de MICHAELINA WAUTIER une artiste majeure du XVIIe siècle.
(Née à Mons en 1604 décédée à l’âge de 85 ans)
Autoportrait –
Seule fille d’une famille de 9 enfants. Elle est issue d’un milieu aisé. A partir de 1645, Michaelina entame sa carrière à Bruxelles. Elle vit avec son frère Charles, lui aussi peintre de son état.
Michaelina peint des portraits, des natures mortes, des scènes de genre.
C’est, voici presque 20 ans, lorsque le professeur Katlijne Van der Stighelen (KU Leuven) a remarqué le monumental Triomphe de Bacchus dans le dépôt du Kunsthistoriches Museum à Vienne, que l’on redécouvre l’artiste.
Qui était-elle ? Pourquoi est-elle restée si longtemps dans l’ombre ? Ce qui est certain, c’est qu’à l’époque, il n’était pas évident pour les femmes d’exercer le métier de peintre. (Même jusqu’au XIXe siècle)
Son autoportrait occupe une place à part, car chacun de ses détails a été pensé.
Les yeux dans les yeux – Michaelina fixe le spectateur droit dans les yeux. Elle tient un pinceau dans la main gauche et une palette dans la main droite. Son col est nonchalamment défait. Une toile figurant vaguement la tête d’un homme est posée sur le chevalet. Michaelina n’a pas réalisé d’esquisse préparatoire. Elle peint sur le motif.
Sur la tablette repose une montre à gousset précieuse à laquelle est noué un ruban d’où pend une clé. La montre fait référence au temps qui passe et à la vanité de l’existence humaine.
C’est Fardoise qui nous suggère, pour tout les samedis du mois de juillet, ces thèmes :
Ce samedi, je vous présente un autoportrait de
Laure GARCIN (Paris1896-Paris 1978
Laure GARCIN – AUTOPORTRAIT – 1932 – Photo faite au Musée des Beaux-Arts de Rennes en 2011
La peintre se représente dans une composition d’éléments géométriques, ornementaux et graphiques.
Par cette polyvalence, le portrait dégage, bien que les lignes soient simples, une vitalité colorée : les yeux sont tels deux ornements différents, les cheveux ressemblent aux pétales et les lèvres sont dessinées avec une grande finesse.
Je vous souhaite un très bon weekend ! En espérant un peu plus de soleil dans le Nord !