Le week-end, un thème, un tableau – 44e –

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Fardoise nous propose pour la 1ère quinzaine de mars : « Il faut toujours un vase pour mettre les fleurs »

Voici mon coup de cœur! C’est une peinture de Paul Gauguin  qui se trouve  au Musée des Beaux-Arts de Rennes . (vous remarquerez ,en haut de l’image , une bande plus foncée. C’est, malheureusement, l’ombre du cadre dans lequel le tableau est exposé.  Je n’ai pas pu l’atténuer(je ne photographie qu’en JPG.)

Paul GAUGUIN - 1848-1903 - Vase de fleurs (vers 1878) -

Paul Gauguin (Paris, 1848-8 mai 1903)

Est un peintre postimpressionniste, chef de file de l’Ecole de Pont-Aven et inspirateur de Nabis.  Il est considéré comme l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne avec Munch et Cézanne

Décrire Paul Gaugin mieux que ce lien ci-dessous, je ne peux!  Aussi je vous invite à cliquer   : Gaugin et autres impressionnistes

Merci à vous qui passez par ici.

Je vous souhaite un bon weekend et j’espère vous retrouver samedi prochain.  Dès que je peux, j’irai admirer vos participations.

Tableau du samedi – 26e – Les enfants et la musique

Le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise.

J’ai choisi pour ce samedi un tableau de Jacobs Jordaens (Anvers 1593-1678)

 » Les jeunes piaillent comme chantent les vieux « 

Cette joyeuse compagnie qui chante et boit autour d’une table bien garnie nous renvoie l’image truculente d’une famille de bons bourgeois d’Anvers.  Mais c’est aussi l’illustration d’un proverbe « comme les vieux ont chanté, ainsi les jeunes jouent à la flûte », que Jordaens a mentionné dans une cartouche sous la forme ennoblie du latin. Ce proverbe invite les adultes à se contrôler car les jeunes imitent les grands et copient naturellement leurs mauvaises habitudes.  Ainsi, ce tableau devient une véritable métaphore de l’éducation.   La présence de l’oiseau enfermé dans sa cages ne symbolise-t-il pas la jeunesse éprise de liberté de même que le hibou renvoie à la mort et à la succession des générations ?

(photo faite au Musée d’Art de Valenciennes)

Cette illustration de proverbes, véritable tradition flamande, remonte notamment à Pieter Bruegel.  Jordaens traitera d’ailleurs ce thème plusieurs fois. La version du musée d’Anvers, datée de 1638, passe pour en être le prototype.  Très proche, la toile de Valenciennes ne la suit que d’un an ou deux.  D’autres tableaux avec quelques variantes sont conservés à Berlin, Ottawa et dans des collections privées. 

Cette composition véritablement emblématique de l’art de vivre flamand l’est aussi de la verve réaliste et narrative de Jordaens. Le peintre ne se contente pas de grouper trois générations autour d’une table, il caractérise chaque personnage d’une façon inoubliable : le grand-père qui bat la mesure avec le couvercle, le père en joueur de cornemuse ou encore la jeune mère et sa progéniture.  Ainsi, ce chef d’œuvre de la maturité du peintre s’impose avec la force d’une allégorie et résume à lui seul tout un courant de la peinture flamande.