Fardoise nous propose d’illustrer, pour ces 2 derniers samedis de septembre :
« Depuis le temps que les chats dominent le monde, si, si, ils sont partout, et surtout sur la toile. Il paraît même qu’ils comploteraient pour nous contrôler »
Les chats et leurs malices
Voici 2 tableaux photographiés aux Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux
La jatte – huile sur toile
De Tobeen
De son vrai nom Félix Elie Bonnet (1880-1938) ce Bordelais oublié de l’histoire de l’art a été heureusement remis à l’honneur dans la galerie des Beaux-Arts de Bordeaux en 2012.
Réputé pour son humilité et son goût pour la « vie simple », l’artiste a gagné ses galons d’avant-gardiste après s’être établi à Paris, en 1907. Il a côtoyé Marcel Duchamp, Fernand Léger, Francis Picabia, et poussé le cubisme jusqu’à l’abstraction. Avant de revenir à davantage de figuration après la Première guerre mondiale, lors de laquelle il fut blessé.
Jeune femme tenant son chat (Hortense)
Dans un article de 1917, Gustave Kahn se souvient de la « fraîcheur de vision » qui rend sensibles ses scènes de la vie quotidiennes, la Famille, Sur la dune, Les laveuses, ou encore Paysage avec les lapins et qui lui permet cette saisie poétique du presque rien ?
Deux autres scènes prises au quotidien, Jeune femme tenant son chat et La jatte, confirment toute l’attention que l’artiste porte aux gestes simples et recueillis.
C’est Fardoise qui nous suggère, pour tout les samedis du mois de juillet, ces thèmes :
Je vous présente un autoportrait de MICHAELINA WAUTIER une artiste majeure du XVIIe siècle.
(Née à Mons en 1604 décédée à l’âge de 85 ans)
Autoportrait –
Seule fille d’une famille de 9 enfants. Elle est issue d’un milieu aisé. A partir de 1645, Michaelina entame sa carrière à Bruxelles. Elle vit avec son frère Charles, lui aussi peintre de son état.
Michaelina peint des portraits, des natures mortes, des scènes de genre.
C’est, voici presque 20 ans, lorsque le professeur Katlijne Van der Stighelen (KU Leuven) a remarqué le monumental Triomphe de Bacchus dans le dépôt du Kunsthistoriches Museum à Vienne, que l’on redécouvre l’artiste.
Qui était-elle ? Pourquoi est-elle restée si longtemps dans l’ombre ? Ce qui est certain, c’est qu’à l’époque, il n’était pas évident pour les femmes d’exercer le métier de peintre. (Même jusqu’au XIXe siècle)
Son autoportrait occupe une place à part, car chacun de ses détails a été pensé.
Les yeux dans les yeux – Michaelina fixe le spectateur droit dans les yeux. Elle tient un pinceau dans la main gauche et une palette dans la main droite. Son col est nonchalamment défait. Une toile figurant vaguement la tête d’un homme est posée sur le chevalet. Michaelina n’a pas réalisé d’esquisse préparatoire. Elle peint sur le motif.
Sur la tablette repose une montre à gousset précieuse à laquelle est noué un ruban d’où pend une clé. La montre fait référence au temps qui passe et à la vanité de l’existence humaine.