J’ai lu, dans un commentaire ,que ce dernier samedi du mois de mars serait un thème « libre » …Malgré mes passages, chez Fardoise, Je ne parviens pas à en avoir la confirmation … Alors
Je vous présente un tableau de Gaspard Gresly – Né à L’Isle-sur-le-Doubs le 8 janvier 1712, mort à Besançon le 18 février 1756.
Issu de parents suisses employés dans la verrerie dite de Remorfans, il se forma lui-même et réussit particulièrement les trompe-l’œil et les effets à la chandelle. Les figures de ses scènes familières sont des portraits et ont une saveur locale assez piquante.
Gresly alla se perfectionner à Paris, sous les auspices du comte de Caylus et il eut à revendiquer un de ses tableaux : Vieille dentelière, mis en vente sous le nom d’un maître. Les commandes lui vinrent alors nombreuses ; mais son état de santé l’obligea à revenir à Besançon.
Bulles de savon – 2e quart XVIIIe siècle – huile sur toile –
Tableau photographié au Musée du Monastère Royal de Brou – Bourg -en- Bresse
On voit ici la postérité du célèbre tableau de Chardin, peint vers 1733, montrant des enfants faisant des bulles de savon. Mais au-delà du jeu apparent la bulle de savon évoque la fragilité de la vie terrestre .
Bon weekend à vous qui passez et à tout bientôt, j’espère …
Voici le thème que Fardoise nous propose pour ce dernier samedi de mars :
« Après quelques jours de beau temps, le froid revient, il est temps de ressortir le tricot, je vous propose donc de pister les tricoteurs et tricoteuses dans la peinture. »
Voici 2 tableaux photographiés au Musée des Beaux-Arts d’Anvers .
J’ai choisi ces deux œuvres d’art, pour le réalisme social dont elles font écho .
Le premier est du peintre belge Eugeen van Mieghem né à Anvers le 1er octobre 1875 et mort le 24 mars 1930
C’est à l’école primaire que se révèlent les talents artistiques d’Eugeen van Mieghem. Aux alentours de 1892, il fait la découverte des œuvres de Vincent van Gogh, de Georges Seurat, de Constantin Meunier et de Henri de Toulouse-Lautrec, qui l’orienteront vers l’art réaliste. Ses modèles et thèmes d’inspiration seront désormais le petit peuple gravitant autour du port d’Anvers.
L’œuvre d’Eugeen Van Mieghem donne une image impressionnante, unique en son genre et virtuose, de la vie des gens vers 1900 dans un port mondial. Le port anversois, comme bien d’autres ports moins grands, a été la source d’inspiration de nombreux artistes et plasticiens. Van Mieghem, lui, plaçait l’homme de la rue et sa lutte constante pour une existence digne de ce nom au centre de sa démarche. Van Mieghem n’a pas échappé à son destin. Ses origines, son talent et son idéalisme l’ont poussé à choisir, en toute honnêteté et cohérence, d’être le peintre du peuple, son peuple, le petit peuple du port d’Anvers.
Fille du port en train de tricoter
En 1892, il suit les cours de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, mais en est renvoyé. Il fréquente alors des mouvements politiques culturels progressistes et rejoint un groupe anarchiste.
Van Mieghem connaît le succès au Salon de La Libre Esthétique de Bruxelles en 1901, où ses œuvres sont exposées à côté de celles de Claude Monet, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Auguste Renoir et Édouard Vuillard. Voir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugeen_van_Mieghem
Ce 2e tableau est de Jozef Israëls, né le 27 janvier 1824 à Groningue et mort à La Haye le 10 août 1911 (à 87 ans), c’est un peintre, lithographe et graveur réaliste néerlandais.
Ida, la fille du pêcheur au pas de la porte 1851
Membre de l’École de la Haye, il illustre une veine du réalisme social en se concentrant principalement sur les déshérités du ghetto d’Amsterdam.
Malgré sa formation, il n’a pas consacré sa carrière à peindre des scènes historiques. Alors qu’il se remettait d’une maladie dans le village de pêcheurs néerlandais de Zandvoort, il a été consterné par le sort tragique des pêcheurs et de leurs familles. Ses peintures sobres retraçant la vie du village de pêcheurs lui valent une renommée internationale. Les critiques ont comparé son travail au pinceau d’empâtement, ses couleurs chaudes et son utilisation du clair-obscur avec le travail de Rembrandt.
(Désolée, je viens seulement de voir le nouveau défi donné par Fardoise concernant le thème !!! ) Je suis, cependant abonnée à son blog mais, je ne reçois aucune de ses publications …
« Après quelques jours de beau temps, le froid revient, il est temps de ressortir le tricot, je vous propose donc de pister les tricoteurs et tricoteuses dans la peinture. »
Voici un tableau photographié à La Piscine de Roubaix de
William Lee Hankey -1869-1952 – La leçon de tricot –
« La leçon de tricot » William Lee Hankey (1869-1952)
William Lee Hankey est un peintre, graveur et illustrateur de livres britannique. Il s’est spécialisé dans les paysages, les études de personnages et les portraits de la vie pastorale, en particulier dans les études de mères de jeunes enfants.
Le thème du mois de mars 2025 proposé par Oth67 est :
« Un coin calme »
Voici un endroit (Arès) où en admirant la beauté du Bassin, j’ai ressenti le calme et le bien-être pénétrer dans mon être … Un moment où l’on se perd dans l’océan endormi avant qu’il ne se réveille.
Nous sommes entrés dans le signe astrologique des poissons, c’est la raison pour laquelle Fardoise nous propose ce thème. Quant aux coquillages, ils seront délaissés cette fois-ci afin de nous les « servir » dans un prochain thème.
Pour ce samedi 15 mars, le vous présente une œuvre de Roger Bissière photographiée au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2015.
Roger Bissière, né le 22 septembre 1886 à Villeréal (Lot-et-Garonne) et mort le 2 décembre 1964 à Boissièrette (Lot), est un peintre français de la nouvelle École de Paris. Il est l’aîné de la génération des artistes qui font apparaître dans les années 1950 la peinture non figurative.
La jeune fille au poisson – (1920)
Roger Bissière (1886-1964) La jeune fille au poisson – 1920
« Une jeune paysanne, la tête couverte d’une coiffe, assise, tient entre les mains un plat d’où déborde un poisson. A l’arrière-plan, sur le rebord d’une muraille, un compotier avec des fruits et un pichet à demi-coupés par le bord de la toile. Nous sommes en présence d’un travail réaliste, élaboré d’une manière rigide à partir de plans hachurés et de volumes d’une grande simplicité. L’œuvre est monumentale, toute en courbes et en rondeurs (rondeur du visage très plein, du foulard qui s’enroule, des bras, des mains courtes, des accoudoirs, des genoux écartés, du plat, du compotier, de la panse du pichet), auxquelles s’oppose la rigidité des plis de la robe ainsi que la droiture du dosseret du fauteuil. C’est avant tout un portrait construit, classique dont la seule note de rêve est donnée par le regard lointain et les nuages. De nombreux tableaux de Bissière, dans les années 20, reproduiront ce même type de personnages, pro-ches de ceux de Picasso ou de Derain, tenant du paysan(ne) et du personnage lunaire ou de comédie. L’exemple de Picasso et surtout de Derain détermine toute une génération »
A lire si vous désirez en connaître plus sur l’artiste :
« Le tableau, qu’il soit à l’huile, à l’eau, qu’il soit d’étoffes, de ciment ou de la boue des chemins, n’a qu’une seule signification : la qualité de celui qui l’a créé et la poésie qu’il porte en lui. Tout est permis, tout est possible, pourvu que derrière le tableau un homme apparaisse, tel qu’il est, tout nu, comme la vie. » Roger Bissière